Il y a quelques temps, je m'étais lancé dans la lecture de la série de livres "A book apart" traitant des sujets émergeants du Web comme le responsive design, le design émotionnel, etc. Parmis ces livres se trouve Mobile First qui présente ce nouveau paradigme apparu avec l'arrivée des terminaux mobiles sur le marché (particulièrement sur le Web).

Le mobile first, koicecé?

Avant l'arrivée des terminaux mobiles (smartphones et autres tablettes), la mise en page d'un site web était plutôt simple : une colonne centrale de taille fixe (en général un peu plus petite que la largeur des plus petits écrans les plus utilisés par le marché) et on arrange les éléments dedans. Les écrans s'agrandissant au fil du temps, cela ne posait aucun problème.

Mais avec l'arrivée des terminaux mobiles, on a dû adapter les sites web à des écrans plus petits... Arf! Du coup, on a pris les éléments de notre page et on les a esquichés pour les faire rentrer dans l'écran d'un smartphone. C'est ce qu'on appelle la dégradation gracieuse (ou élégante)... De nombreux problèmes sont apparus, comme par exemple des pages à ralonge.

Heureusement, des têtes bien-pensantes on décidé de prendre le problème à l'envers et ont proposé l'approche "mobile first". L'idée est de disposer les éléments d'une page web pour un terminal mobile (de préférence un smartphone), puis de les réaranger ou en afficher de nouveau à mesure que l'on augmente de largeur d'écran. C'est ce qu'on appelle l'amélioration progressive. Pour généraliser, on passe du smartphone à la tablette, puis de la tablette à l'ordinateur.

Ainsi, en partant d'un écran de smartphone, on obtient un contenu optimisé pour les smartphones et utilisable sur un écran d'ordinateur.

Le mobile first, ce n'est pas que du responsive design.

On ne peut pas s'arrêter à dire que le Mobile First est du responsive design "Mobile vers Desktop". Cette philosophie va bien plus loin en intégrant de façon globale l'expérience utilisateur liée aux terminaux mobiles.

On va donc retrouver des call-to-action (boutons, listes déroulantes, etc.) optimisés pour les gros doigts de nos utilisateurs. On va également diminuer drastiquement les pavés de texte pour les remplacer par des visuels (c'est compliqué de lire sur un smartphone). Réduire au maximum les interactions utilisateur pour avoir des processus les plus lights possible. Etc.

Le mobile first est donc complexe et met en jeu de nombreux concepts inhérents aux terminaux mobile. Mais cela conduit vers un renouveau du web avec des processus et des interfaces simples, clairs et centrés sur l'utilisateur.

Mobile first. Ok, mais pas partout.

Le mobile first n'est pas une philosophie universelle et ne correspond pas à tous les projets. Il est très important de garder en tête la stratégie de marché et l'utilisation qui en sera faite. On ne va par exemple par mettre en place une stratégie "mobile first" sur un projet qui ne sera utilisé que sur des ordinateurs de bureau ou ciblant un public n'utilisant pas de smartphone.

En ce moment, j'ai la chance de travailler sur un projet qui va dans ce sens et prendre en compte le mobile en premier est vraiment un exercice intéressant, tant au niveau design, ergonomie et expérience utilisateur.

Je ne peux donc que vous encourager à faire au moins l'effort de penser mobile dans vos projets web tant l'évolution de l'usage des terminaux mobiles est forte. Il n'est pas forcément nécessaire de partir du mobile mais au moins prendre en compte l'expérience utilisateur qui se cache derrière (gros boutons facile à "toucher", etc.).